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Quelle est la vocation de l’association Guy Renard ?
À ses débuts, l’association était exclusivement consacrée à la tuberculose. Aujourd’hui, elle est ouverte à d’autres maladies ou handicaps. Elle constitue un lien irremplaçable entre tous ceux et celles qui, ayant passé de longues années en sanatorium, souhaitent conserver le souvenir de cette époque qui leur a procuré guérison, force, enrichissement personnel et amitiés.
En 1943, date de création de l’association par le Dr Douady, alors directeur du sanatorium de St Hilaire-du-Touvet, les étudiants atteints de tuberculose faisaient l’objet de réelles difficultés de réinsertion.
L’association a créé un dispensaire dans le 14e arrondissement de Paris qui avait pour but de suivre les patients qui sortaient des cliniques de la FSEF.
Dans les années soixante, la Fondation a étendu sa prise en charge vers la psychiatrie. Puis le besoin d’une association regroupant les patients s’est fait moins ressentir dans les années soixante-dix.
L’association a donc connu plusieurs générations de patients de la FSEF ?
L’association a regroupé plus de 10 000 adhérents dans les années cinquante. Et, jusque dans les années soixante-dix, l’annuaire des anciens malades regroupait plus de 20 000 noms !
Les anciens patients membres de Guy Renard constituent un véritable réseau dans le monde entier. Certains ayant parfois passé plusieurs années de leur vie - 5 ou 6 ans - dans un établissement de la Fondation y restent très attachés. Un noyau fidèle de 1500 personnes perdure encore aujourd’hui. Il existe une grande solidarité entre nous.
Notons également que beaucoup d’anciens patients de la Fondation sont aujourd’hui devenus de hautes personnalités, des ambassadeurs, des hommes politiques, des écrivains - par exemple Roland Barthes - et même l’ancien Président de la République d’un Etat africain.
Vous avez vous-même une expérience de patient au sein d’un établissement de la Fondation ?
En effet, dans les années soixante, j’ai été pris en charge pour une tuberculose à St Hilaire-du-Touvet pendant un peu plus d’un an, puis un an en post-cure à Paris.
La FSEF, c’est, pour moi, beaucoup de souvenirs. J’y ai appris beaucoup. C’est certainement l’une des périodes les plus enrichissantes de ma vie. Une période d’une grande richesse culturelle.
Quels sont vos projets pour l‘association Guy Renard ?
Je suis président de Guy Renard depuis 3 ans. Je suis également professeur d’université en droit public, avocat et élu local. Avec les autres membres du conseil d’administration, je souhaite relancer cette association par un renouveau d’adhésions.
Je suis très attaché à la Fondation car elle représente un espoir pour des générations de jeunes malades. Permettre à des jeunes de continuer leurs études pendant leur hospitalisation demeure en effet quelque chose d’unique.
Nous avons l’habitude de la défense des malades. Aussi pourquoi ne pas mettre notre savoir-faire à la disposition des jeunes malades ? L’idée est que Guy Renard offre de nouveaux services aux jeunes patients de la Fondation, par le biais d’une plateforme d’information auprès des jeunes malades (veille juridique et pratique, permanences, …).
Notre rôle demeurera celui de répondre aux besoins des étudiants et jeunes malades confrontés aux suites de la maladie.
J’espère que ce projet verra le jour très rapidement ! Notre site Internet en cours de construction en est le premier signe visible
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Association Guy Renard
11, rue Joanes
75014 Paris
Tél. : 01 45 42 41 23
www.guy-renard.fr
Ayant une formation d’éducatrice spécialisée et de responsable d’établissements sociaux, j’ai travaillé dans un centre éducatif et dans un service de prévention. Avant de rejoindre la FSEF, je travaillais dans la rue avec des jeunes en situation d’errance.
Dans quel service travaillez-vous au sein du centre médical et pédagogique Rennes-Beaulieu ?
En 2005, la Direction du CM&P a créé un service socio-éducatif et m’a embauchée. Il s’agissait alors de répondre aux besoins d’une population présentant des problématiques sociales complexes.
Qui sont les patients avec lesquels vous travaillez ?
Les patients accueillis dans nos services sont généralement victimes d’accidents de la voie publique et/ou de la vie. Leur profil est divers : traumatologie, troubles neurologiques, conduites à risques, double prise en charge (médicale et psychiatrique). Ils sont généralement âgés de 25-30 ans. La durée moyenne de séjour est d’environ un mois et demi. Pour ma part, je travaille essentiellement sur une population très hétérogène : des jeunes qui sont, pour la plupart, désinsérés socialement ou atteints de troubles du comportement.
Quel est votre rôle dans le service socio-éducatif ?
Je réponds aux besoins du quotidien des patients. L’objectif est de leur faire vivre au mieux leur hospitalisation. Pour cela, je travaille bien sûr en équipe avec une assistante sociale, une éducatrice spécialisée et une éducatrice sportive, une animatrice et les infirmiers de soutien psychologique, une psychologue. Nous avons une concertation hebdomadaire afin de faire le point sur l’évolution des patients, leurs projets et les actions qui en découlent. Je travaille dans une approche pluridisciplinaire avec l’ensemble des professionnels, avec des objectifs définis collégialement sous l’égide du médecin référent notamment dans le cadre des projets individuels.
Concrètement, comment travaillez-vous avec les patients ?
Nous travaillons sur le principe de réalité : droits et devoirs des patients, prise de conscience. Il faut souligner que nous sommes face à une population qui n’a souvent plus de repères avec des histoires de vie complexes. Il est donc important de construire une relation de confiance et de proximité avec les patients. Nous tentons de les faire réfléchir à la problématique de risques et de dépendances dans leur parcours et nous nous attachons à développer des actions de prévention.
Quelles actions avez-vous mis en place ?
Un de nos objectifs est de conserver ou de favoriser le lien social et de proposer des activités au titre de la réadaptation et de la réinsertion sociale. Nous les incitons à maintenir les liens vers l’extérieur : au moyen d’activités sportives : Participation des patients à des challenges départementaux et régionaux (sarbacane, boccia), inscription à des clubs sportifs, Découverte de sports adaptés à leur handicap ; dans le cadre de projets d’animation, où culture et prévention sont largement associées.
Ainsi, nous avons engagé, en 2006, les ateliers « Lignes de vie », en partenariat avec l’association PULSART (association nationale d’actions artistiques et culturelles). Des infographistes, des plasticiens, des musiciens, des écrivains ont animé les ateliers. Les patients, une centaine environ, ont produit des œuvres, à partir de leur ressenti (traumatisme..) sous différentes formes, expositions, DVD, marques pages. Une large diffusion des supports a été réalisée à l’occasion d’événements comme les Transmusicales de Rennes, le festival Rock n’Solex.
Cette opération a reçu le soutien de la Mairie de Rennes, la Sécurité Routière, le Conseil Général, ce qui nous a permis de valider cette année notre projet Culture à l’Hôpital, soutenu par l’ARH et la DRAC… Ce qui est très encourageant pour la suite !
Contact :
Centre Médical et Pédagogique Rennes-Beaulieu
41, avenue des Buttes de Coësmes
35700 Rennes
Tél. : 02 99 25 19 19
E-Mail : beatrice.guillouet@fsef.net
Quel est votre parcours professionnel ?
Je suis infirmière de formation. Après quelques années d’exercice, j’ai suivi une formation d’un an à l’école de cadres infirmiers me permettant ensuite d’assurer l’encadrement d’une équipe de soin dans différentes unités (médecine, chirurgie…) pendant une quinzaine d’années. Une formation supérieure à l’ENSP (devenue l’Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique) me permet de devenir directeur des soins dans le service public. Par ailleurs, je suis une formation à Lyon III pour obtenir une maîtrise en management des services de santé. Le titre de directeur des soins est lié à la formation dispensée à l’EHESP. L’appellation différente de ce grade dans la convention FEHAP ne correspond plus, à mon sens, à la réalité des missions de cette fonction.
Avant de rejoindre la Fondation Santé des Etudiants de France, j’ai exercé au CHU de Besançon comme directrice des soins. Je travaille au Centre médical et pédagogique pour adolescents (CMPA) depuis 4 ans.
Début 2008, je suis devenue expert-visiteur à la Haute Autorité en Santé, et assure des visites de certification dans les établissements de santé. Actuellement, j’assure au CMPA les fonctions de directrice des soins, de responsable Qualité, et directrice de l’Ecole d’aides-soignants de l’établissement.
Qu’est ce qu’un directeur des soins ?
Un directeur des soins gère le service infirmier de l’établissement de santé. Pour le CMPA, le service infirmier comprend 130 professionnels, infirmiers et aides-soignants, 7 cadres infirmiers et 1 cadre infirmier supérieur. J’assure la cohérence de la politique de soins dans les trois disciplines de l’établissement : Soins de Suite Médicalisés, Rééducation Réadaptation Fonctionnelles et Psychiatrie.
Mon rôle consiste également à développer une politique d’encadrement en partenariat avec le service RH : recrutements, évaluations, accompagnements, affectations, programmes de formation… J’assure, avec l’encadrement infirmier, le lien entre le service infirmier et les autres professionnels de l’établissement. Je coordonne la mise en œuvre des activités de soins infirmiers. Je participe à l’élaboration du projet de soins.
Mes missions sont donc très transversales avec les autres secteurs de la clinique : médical, social, éducatif et paramédical.
En quoi consiste votre travail avec les patients ?
Je ne suis pas en lien direct avec les patients car mes fonctions relèvent de la direction de l’établissement. En revanche, je travaille avec les cadres de proximité.
Notre objectif est que les patients récupèrent au maximum leur autonomie ou apprennent à vivre avec leur handicap. Nous avons, par ailleurs, souvent affaire à des patients qui souffrent de problèmes sociaux et familiaux très importants. Nous travaillons donc aussi beaucoup avec les familles.
Le CMPA est spécialisé dans la médecine de l’adolescent. Comment appréhendez-vous cette spécificité ?
En effet, la prise en charge des adolescents est très spécifique. De plus, le CMPA assure une prise en charge soins-études qui apporte différentes réponses pédagogiques dans le but d’une réinsertion.
Nous formons les personnels pour les aider à la connaissance de l’adolescence. Une des spécificités du CMPA réside dans la possibilité d’une double prise en charge, somatique et psychiatrique pour certains adolescents.
Renseignements
Centre Médical et Pédagogique pour Adolescents
19, rue du Docteur Lardanchet
77610 Neufmoutiers-en-Brie
Tél. : 01 64 42 46 46
E-mail : contact.cmpa@fsef.net
Le 2 juin 2008, la Clinique « Les Cadrans Solaires » de Vence inaugurait son aire de jeux en présence du maire de la Ville de Vence, des représentants d’associations, des membres de la direction et du personnel de l’établissement.
Le projet a été concrétisé grâce aux dons de deux Associations : l’Amicale des Communautés Vençoises et le Rotary Club de Vence.
Ce nouveau lieu permet d’accueillir des enfants hospitalisés âgés de 6 à 12 ans avec ou sans handicap puisqu’une rampe d’accès aux jeux a été aménagée à leur intention.
Nos petits patients sont ravis d’avoir un endroit qui leur est réservé et, ou en toute sécurité, ils peuvent se détendre.
Après un discours de remerciements à l’attention de toutes les personnes et associations qui ont permis la réalisation de cette aire de jeux, les enfants présents ont pu jouer, rire et prendre du plaisir.
Contact :
C. Ronco
Service animation de la clinique des Cadrans solaires
