Avec 11 établissements hopitaliers et 6 structures médico-sociales répartis sur tout le territoire, la FSEF accueille des aptients âgés de 15 à 25 ans, dans ses services de psychiatrie, de médecine physique et de réadaptation, et de soins de suite médicalisés, tout en leur premettant de poursuivre leurs études.
La craie qui crisse sur l'ardoise n'est plus qu'un mauvais souvenir. Les jeunes patients de centre médical et pédagogique de Varennes-Jarcy, qui organisait hier une journée portes ouvertes, bénéficient désormais de tableaux numériques pour suivre leur cours. L'établissement est le premier en France à bénéficier de cet équipement. "Les malades sont pour la plupart des adolescents, à cet âge là, l'école fait partie intégrante de la vie. En être privé peut être ressenti comme une forme d'exclusion", explique Alexandre Thiebault, le directeur du centre.
Même alités ils peuvent suivrent les cours.
Petite démonstration hier. Lors d'un cours, trois élèves suivent la classe équipée du tableau dernier cri, éclairé par un vidéoprojecteur. Dessus, l'enseignant fait apparaitre des pages Internet ou des documents. Avec une longue baguette il tape sur l'écran pour ouvrir ou fermer des applications. Devant eux, les élèves ont un ordinateur, pour suivre le cours et une tablette sur laquelle ils écrivent. Tout est relié. "Grâce à cela, ils peuvent aller au tableau même si ils ont des difficultés à se déplacer" raconte le directeur. Les adolescents que leur maladie ou leur traitement contraint à rester alités suivent aussi les cours. Une caméra leur permet de voir la classe et d'entendre ce qu'il s'y passe. Avec un micro ils peuvent même intervenir.
Cet équipement a coûté 180 000 €, le centre a reçu le soutien de la Caisse d'épargne pour financer le projet. Actuellement 53 patients suivent des cours personnalisés, allant de le 6ème au BTS. " Offrir un cursus scolaire sur mesure, dans un environnement médicalement sécurisé est très bénéfique pour les patients" se réjouit un médecin.
Cette brève est la reproduction d'un article de Julien Heylige paru dans "Essonne matin" du merdredi 25 novembre 2009